Manchette française

Homéopathie
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2. Bon à savoir :

Il s’agit d’une forme de médecine holistique qui aide le corps à se guérir; ainsi, l’homéopathie est fondamentalement différente de l’allopathie, qui administre des remèdes externes pour contrer les effets des symptômes. L’homéopathie soutient qu’il est peu utile de traiter les manifestations physiques de la maladie (p. ex. une hypertension), car ce ne sont que des symptômes d’une affection sous-jacente. Pour guérir la maladie sous-jacente, l’homéopathie vise à stimuler la force vitale du corps (dans le terme de Hahnemann, Wesen – l’étincelle, que l’on suppose équivalent aux concepts modernes de la réaction immunitaire). Dans le traitement homéopathique, ce n’est pas le remède qui guérit. Le remède stimule plutôt les défenses naturelles du corps. Hahnemann était d’avis que la maladie est causée au niveau énergétique, qu’il s’agit d’un déséquilibre qui rend la personne susceptible. Soulignons que la médecine allopathique s’est beaucoup éloignée de la préoccupation par rapport à la susceptibilité du patient, pour traiter les gens après qu’ils deviennent malades.

On connaît l’homéopathie depuis des millénaires, mais Samuel Hahnemann (1755-1844) a formalisé la perspective moderne. Il s’est fait connaître en traitant avec succès des cas de typhus après la bataille de Leipzig en 1813.  

L’homéopathie traite selon le « principe de similitude » : tout comme des réactions immunitaires peuvent être déclenchées par des inoculations, ainsi des substances qui causent des symptômes chez des personnes en santé peuvent servir pour traiter les mêmes symptômes quand ils sont le résultat d’une maladie. Il existe plusieurs milliers de remèdes homéopathiques, que l’homéopathe utilise dans des préparations diluées en quantité infinitésimale. La plupart des remèdes homéopathiques sont préparés à partir de plantes ou d’animaux. Habituellement, on dilue une partie dans 99 parties d’eau ou d’alcool; on secoue vigoureusement ce liquide, puis on en prend une partie pour le diluer encore dans 99 parties d’eau ou d’alcool (0,1 %); on dilue de nouveau (0,01 %), puis à maintes reprises. Il est important de secouer la préparation, que l’on dit transférer de l’énergie à la solution. Paradoxalement, plus la teinture est diluée, plus elle est puissante; on peut même la diluer au-delà du nombre d’Avogadro, de sorte qu’il n’existe plus de molécules de la substance de départ; c’est ce qui produit les remèdes les plus puissants. On prend le remède sous forme de gouttes, ou on l’absorbe dans une poudre pour ensuite l’avaler.

Le thérapeute homéopathique étudie attentivement les symptômes du patient, car ils indiquent le type de déséquilibre des défenses du patient. Divers patients présentent différemment la même maladie sous-jacente et auront donc besoin de remèdes différents. Le diagnosticien consigne attentivement tous les symptômes (endroit, intensité, variation diurne, facteurs qui l’intensifient…) afin de pouvoir décider du traitement. Le thérapeute prescrit un remède pour le patient individuel, de sorte que des personnes ayant de toute apparence des symptômes semblables peuvent recevoir des traitements différents, en fonction de leur type constitutionnel, de leur physique, et même de leurs attitudes. On pourrait prescrire un médicament, ou plusieurs; l’homéopathe peut se servir de logiciels pour l’aider à choisir le remède approprié pour la complexité des symptômes présentés. Nombre de patients se traitent eux-mêmes à l’aide de remèdes homéopathiques en vente libre dans les magasins d’aliments naturels, les pharmacies, etc.

Les contrastes avec l’allopathie sont évidents : l’allopathie repose sur la supposition que les gens ont davantage en commun que de différences. Tandis que la médecine allopathique généralise, l’homéopathie particularise. Attaque, lutte, et guerre sont les métaphores de l’allopathie; soutien et force vitale sont les métaphores de l’homéopathie.

Étant donné que la médecine homéopathique se sert d’extraits naturels très dilués, souvent préparés par le thérapeute, les grandes sociétés pharmaceutiques n’y voient aucun intérêt économique. Ainsi, vers la fin des années 1800, il y a eu une concurrence acharnée entre les deux perspectives. L’American Medical Association a été fondée en partie comme défense contre la médecine homéopathique. L’industrie pharmaceutique s’est rangée du côté de l’AMA pour s’opposer à l’homéopathie, qui, à l’époque, connaissait uniformément beaucoup plus de succès que les produits pharmaceutiques pour traiter la maladie.

Les remèdes homéopathiques coûtent peu cher et ont très peu d’effets indésirables. Ils peuvent s’avérer efficaces pour traiter des affections (allergies, fièvre des foins, asthme) qui ne répondent pas bien aux thérapies conventionnelles. Idéalement, l’homéopathie devrait constituer une thérapie complémentaire : l’allopathie traite le germe et le symptôme; l’homéopathie aide le corps à résister à l’infection. Une lumpectomie, par exemple, ne guérit pas un cancer, mais elle accorde du temps au corps pour se guérir. L’allopathie connaît davantage de succès pour les blessures.

L’homéopathie obtient-elle les résultats voulus? Oui, probablement, mais il faut voir les détails ci-dessous! Il existe de plus en plus de preuves issues de méta-analyses d’essais cliniques, dont certaines sont publiées dans des revues reconnues :

Liens   Un site qui offre une foule de renseignements, dont des livres et nombre de liens à d’autres sites Homeopathy Home  
National Center for Homeopathy
(énormément de renseignements sur l’histoire, etc.)   
Et pous ceux qui voudraient connaître l’autre point de vue : Homeopathy: the Ultimate Fake  
Le NIH à Washington a un bon site Web sur les thérapies parallèles.