Étudiants en médecine et professionnalisme

« La conviction la plus difficile à transmettre à un débutant réside dans sa compréhension que le processus d’apprentissage qu’il ou elle vient d’entreprendre n’est pas un cours collégial ou médiéval, mais plutôt un cours qui va s’échelonner tout au long de sa vie et pour lequel les quelques années passées sous la tutelle de personnel enseignant ne constituent en fait que la préparation. » [Osler, (5)]

La détermination du rôle conféré aux étudiants en médecine dans l’ensemble de la situation du professionnalisme est importante pour comprendre de quelle façon inculquer plus efficacement les valeurs du professionnalisme aux nouveaux diplômés. Même si la façon dont une personne interprète le professionnalisme peut varier en fonction de ses années de formation, soit de son statut d’étudiant en médecine à celui de résident ou de médecin membre du personnel, sa nature véritable, elle, demeure inchangée. Ainsi, pour les étudiants en médecine qui en sont à leurs années de pré-externat, les préoccupations qui se rattachent au professionnalisme peuvent ressembler à « du gros bon sens ». Promouvoir des relations favorables entre les pairs, se présenter adéquatement lors de visites cliniques et arriver à l’heure en classe semblent aller de soi lorsqu’on est encore étudiant à l’école de médecine. De plus, au cours des années précédant l’externat, il semble difficile d’imaginer le genre de défis qu’il faudra relever en travaillant dans les unités de soins. En conscientisant les étudiants aux préoccupations du secteur de la santé dès le début de leur formation, qu’il s’agisse des règles de conduite professionnelles entre un médecin et son patient ou encore de la façon de composer avec des collègues désobligeants, cela favorise donc la discussion, en plus d’encourager les étudiants à réfléchir au « type de médecin » qu’ils aimeraient devenir.

Pour l’étudiant en médecine, le professionnalisme signifie aspirer à un idéal et réfléchir constamment à son comportement et à ses attitudes par rapport à cet idéal. À l’instar de la déclaration de William Osler ci-dessus, la médecine exige que l’on s’embarque dans un périple qui dure toute une vie et que l’on consacre à l’apprentissage et à la guérison. Dès leur admission à la Faculté de médecine, les étudiants entrent dans une profession qui fait la promotion de la santé et du bien-être des êtres humains depuis des siècles, de sorte que le professionnalisme joue un rôle dès leur entrée dans cette Faculté.

À titre d’étudiants en médecine, il demeure essentiel qu’ils comprennent les valeurs et les qualités auxquelles on s’attendra de leur part en tant que médecin, tout au long de leur carrière. Soigner des patients malades exige de la compassion, de la compétence et des valeurs morales solides. Le meilleur moment pour inculquer les valeurs de la profession médical n’est-il pas au tout début du long périple que constituera leur carrière?

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Dernières modifications : 2015.09.08