Manchette française

Faits et chiffres sur l’avortement au Canada   Retour à la page thème Genre et la santé

1. Notions essentielles

Le rôle du clinicien

L’Ordre des médecins et chirurgiens de l’Ontario (OMCO) a élaboré un code en septembre 2008 selon lequel un médecin doit faire connaître son opinion sur l’avortement et doit adresser une patiente ailleurs s’il ne peut pas donner de conseils éclairés. (Voir les pages 9 à 12 dans le numéro de 2008 de la revue Dialogue de l’OMCO. On peut aussi faire une recherche à l’aide des termes « personal beliefs and medical practice » dans le site Web de l’OMCO (CPSO).

Le General Medical Council (GMC) (l’ordre des médecins britannique) a élaboré le document Personal Beliefs and Medical Practice à la suite d’un nombre accru de demandes au sujet des convictions morales, religieuses et personnelles de médecins et de patients. On y explore la façon dont les médecins doivent aborder divers dilemmes, dont l’avortement, le port du voile et la circoncision chez les garçons. On reconnaît dans cet ouvrage que tous les médecins ont des convictions personnelles qui peuvent influencer leur pratique quotidienne. On y fait la distinction entre l’objection de conscience face à une intervention particulière et la discrimination contre un patient ou un groupe de patients. Même si l’ouvrage du GMC reconnaît que les convictions personnelles, les valeurs, ainsi que les pratiques culturelles et religieuses sont autant au cœur de l’existence des médecins que de celle des patients, on convient que les médecins doivent se préoccuper avant tout des soins à leurs patients.

Défi majeur pour chaque clinicien ou clinicienne est d'offrir un soutien adéquate pour une femme qui doit répondre à une grossesse inattendue. Il s'avère difficile de trouver un approche qui harmonise les attentes de la femme (souvent influencées par le stress de sa situation) et vos perspectives cliniques et croyances personnelles. Et, en plus, l'urgence de trouver chemin représente une barrière à une décision bien contemplée. Voici un lien à une historie touchante écrite (en anglais) par Margaret Somerville, Directrice du McGill Centre for Medicine, Ethics and Law, qui présente quelques aspects des défis éthiques qui découlent de cette question.

Il existent plusieurs ressources pour le clinicien pour aider une femme face à la choix suprêmement difficile entre la naissance du bébé, l'adoption, et un avortement. Une présentation d'une perspective pro-vie est ce guide : Decision-making for an unplanned pregnancy du groupe Alberta Options (en anglais). D'autres documents qui présentent un perspective pro-vie sont distribués par le Canadian Association of Pregnancy Support Services.

Avortements spontanés

On doit distinguer entre l'avortement médical et les avortements spontanés qui sont courants, et qui varient selon l’âge de la femme :
Graphique indiquant le taux croissant d'avortements spontanés par âge de la mère


2. Bon à savoir


3. Informations supplémentaires

La sécurité des avortements

Évidemment, on se préoccupe au plus haut point de la sécurité des avortements. On situe le risque de mortalité suite à un avortement aux États-Unis à 1 sur 160,000 environ – inférieur au risque d'une naissance . (Source: JAMA 1992; 268: 3231-9).

Un avortement peut être suivi d'un traumatisme psychologique chez certaines : il est naturel que la femme éprovera une tristesse ou de regret. Cependant, le facteur de risque principal est la santé mentale antérieure de la personne et le plupart des femmes éprouveront une amélioration de leur santé mentale à la suite de l'avortement (Robinson GE et al. Harvard Review of Psychiatry 2009; 17(4):268-290).

La qualité de la recherche sur la notion d'un « syndrôme post avortement » reste variable et fortement influencé par les convictions du chercheur. Vous devex examined de près la qualité de toute recherche à ce sujet : Les personnes étudiées sont-elles représentatives? Qui forme le groupe témoin? Quels sont les indicateurs de santé mentale? Est-ce qu'on inclut des corrections dans l'analyse pour la santé mentale antérieure? Quelles autres sources de stress éprouve la femme?

Et voici la voix de Margaret Laurence, noveliste canadienne :

“I don’t believe anyone, including myself, is pro-abortion. I am pro-choice because there are times when abortion is the least damaging course. Those who would give the fertilized egg the same rights as a born child seem to me to have precious little regard for those children once they are born. Nor do the anti-abortionists show much concern over the rights and life of the mother. I have never met a woman who has had an abortion flippantly or easily or without searching her heart and her soul. No doubt such women do exist, but I believe they are in a small minority, and should be cared for, for their shadowed pain. As for the young girls-terrified children, really-who have been molested, subject to rape or incest, or simply, out of desperate need, have sought what they mistakenly believed to be love and caring, I think it is wicked to force them to bear the children of such frightening unions, of such traumatizing and wounding encounters… The fires at the Morgentaler Clinic in Toronto, the bombing of various abortion clinics in America, the harassment of women entering these clinics – all these demonstrate to me not a concern over the sanctity of human life but, on the contrary, a deeply aggressive and punitive attitude towards women on the part of a basically male establishment.”

Voici quelques statistiques sur la prévalence d'avortements dangereux (les chiffres indiquent le taux par 1000 femmes âgées de 15 à 49 ans)  :

Femmes ayant des avortements dangereux, 1996

Carte mondiale des avortements dangeureux en 1996

Chiffres mondiaux

La Division des populations des Nations-Unies offre des données internationales sur l’avortement, par pays. Le rapport indique le statut juridique de l’avortement dans chaque pays ainsi que les taux d’avortement pour nombre de pays.

Quelques faits saillants : Les taux d’avortement varient du maximum de 53,7 pour 1 000 femmes âgées entre 15 et 44 ans en Russie, à 0,2 au Portugal, en passant par 38 pour 1 000 en Chine, 35 au Vietnam et au Kazakhstan, 33 en Estonie, 32 au Bélarus, 27 en Ukraine, 20,2 aux États-Unis, 17 au Japon, 19,7 en Australie et Nouvelle-Zélande, 16,9 en France, 15,2 au Canada, 10,6 en Italie et 10,4 aux Pays-Bas. On ne signale aucun avortement à la Cité du Vatican.  

Liens : Loi sur l’avortement au Canada
        Planning des naissances fournit de l’information sur les cliniques qui pratiquent des avortements.
        Le groupe Pro-Choice offre un historique de l’avortement au Canada (en anglais).

        Le groupe d'étudiants en médecine pour le choix (site en anglais); voir aussi le site d'étudiants en médecine pour la vie (site également en anglais)
        L'association canadienne pour la liberté de choix présente des informations utiles, tandis que Canadians for Life offre une gamme de discussions pro-vie.
        L'Institut de Veber à Toronto Institute produit des revues systématiques de la littérature sur les troubles de santé associés à l'avortement.

Mis à jour 24-jul-15