L’Université d’Ottawa obtient 1,5 M$ au Concours sur le développement des technologies de Génome Canada pour développer une nouvelle technologie d’analyse de cellules très rares en partenariat avec le CNRC
Ottawa, le 5 mai 2008 - Génome Canada a annoncé aujourd’hui qu’il verse 1,5 million de dollars à une équipe de scientifiques de l’Université d’Ottawa dirigée par le professeur Daniel Figeys, spécialiste de la protéomique, afin qu'elle perfectionne une technologie, créée dans son laboratoire, qui permet d’identifier et de mesurer des quantités infinitésimales de protéines dans les cellules vivantes. L’un des plus grands défis de la biologie est d’analyser les cellules dites « rares » qui se trouvent normalement en nombre infime dans le corps humain. Les cellules souches, qui peuvent générer du tissu humain, sont un bon exemple de cellules rares. L’Université d’Ottawa travaillera en partenariat avec des scientifiques du Conseil national de recherches du Canada (CNRC) à l’Institut Steacie des sciences moléculaires, à Ottawa, et à l’Institut des matériaux industriels, à Montréal, afin de parfaire l’instrument prototype appelé réacteur protéomique.
Selon le professeur Figeys, il était jusqu’ici quasi impossible d'analyser les protéines dans les cellules rares, en raison du nombre infime de ces cellules et de l’inefficacité des méthodes de laboratoire permettant de concentrer les protéines qu’elles contiennent. Le réacteur protéomique élimine ces obstacles. Il peut extraire et traiter rapidement les protéines, même lorsqu'elles se trouvent en quantité infinitésimales. L'identification individuelle des protéines est la première étape du processus pour arriver à découvrir comment elles agissent dans la cellule. Le projet fait appel aux technologies de microfabrication et de nanofabrication, ainsi qu’à la chimie de surface, mises au point au CNRC, afin de miniaturiser et d’intégrer davantage le processus.
Au cours des deux prochaines années, le projet occupera jusqu’à 13 chercheuses et chercheurs des cycles supérieurs et postdoctoral. Ces jeunes scientifiques universitaires aideront à perfectionner le réacteur de façon qu’il puisse traiter des échantillons de différentes tailles, qu’il s’agisse de gros tissus comme le sang ou le plasma, ou de spécimens contenant à peine quelques cellules. Selon le professeur Figeys, le projet suscite déjà l’intérêt d’un partenaire potentiel du secteur privé canadien.
La vice-recteure à la recherche de l’Université, la professeure Mona Nemer, affirme avec enthousiasme que le projet réunit l’expertise internationale en technologie protéomique, en technologies de microfabrication et en biologie des populations de cellules rares. « Ce projet sera extrêmement utile, dit‑elle. Nous pourrons développer des techniques qui feront avancer notre connaissance du protéome des cellules, trouver de nouveaux débouchés commerciaux et former la prochaine génération de scientifiques à ces nouvelles technologies. »
« Ce concours s'inscrit dans le mandat de Génome Canada visant à financer un large éventail de projets de recherche à grande échelle en génomique et en protéomique par sélection concurrentielle », a dit M. Martin Godbout, président et chef de la direction de Génome Canada. « Nous sommes fiers du concours et des résultats des 13 projets gagnants dont le financement totalise 9,37 millions de dollars. »
Renseignements :
Adina Rachiteanu
Agente des communications
Faculté de médecine, Université d’Ottawa
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